Paul est attaché à sa compagne. Il aime passer du temps avec elle. Mais dès qu'il est question de projet, de maison, d'engagement ou de vraie place, il se ferme.
Il devient froid, distant, critique. Puis il culpabilise, parce qu'il sait qu'il tient à elle.
« Quand elle me demande de m'engager, j'ai l'impression de manquer d'air. »
Ce qui apparaît
En séance, l'engagement n'apparaît pas comme une joie mais comme un enfermement.
Paul a grandi avec un couple parental lourd, conflictuel, où chacun semblait prisonnier. Son corps a associé le couple durable à la perte de liberté.
La source
La peur de Paul ne vient pas de sa compagne uniquement. Elle vient de ce que la relation sérieuse représente : devenir comme ses parents, ne plus pouvoir partir, perdre son espace.
Son système protège sa liberté, mais au prix du lien.
Phrase de résolution
La phrase qui travaille est : je peux m'engager pas à pas sans devenir prisonnier. Je peux être en lien sans disparaître.
Cette phrase permet à Paul de sentir que l'engagement n'est pas forcément la répétition du couple de ses parents. Il peut choisir son propre modèle.
À retenir
La peur de l'engagement devient plus claire quand on comprend ce que l'engagement représente dans l'histoire de la personne.
Étudier ma situationLe prénom est modifié et certains détails sont volontairement déplacés pour préserver la confidentialité, sans retirer la logique du blocage travaillé.
Sébastien Rousseau
Praticien en intelligence systémique et constellations familiales à Paris. J’accompagne les situations qui restent bloquées malgré les efforts, les prises de conscience ou les tentatives de changement.
Ces contenus proposent des repères et des hypothèses de lecture systémique. Ils ne constituent pas un diagnostic et ne remplacent pas un accompagnement médical, psychologique ou psychiatrique lorsqu’il est nécessaire.